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Quand l’âme attend…

  • Photo du rédacteur: laissezvivresoname
    laissezvivresoname
  • 8 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Il arrive, parfois, que certains patients franchissent la porte d’un cabinet de soin comme on franchit la porte d’un temple dans lequel quelqu’un d’autre priera à leur place.


Ils viennent avec l’idée – souvent inconsciente – que le guérisseur va « nettoyer », « transformer », « réparer », comme on porte un vêtement abîmé chez le tailleur.

Et dans cette posture silencieuse, il y a un mélange de bonne foi, d’espoir… et de démission.


Pourtant, l’énergie ne répond jamais à l’absence.

Elle répond à la présence, à l’engagement, à l’inclination de l’âme.

Un soin, quel qu’il soit, n’est jamais un acte que l’on fait à quelqu’un :

c’est un acte que l’on co-crée avec quelqu’un.


Et quand ce « quelqu’un » n’est pas vraiment là,

quand il attend que « cela se fasse »,

quand il ne bouge pas,

le guérisseur devient comme une flamme tendue vers une pierre froide.

La lumière est bien là, mais la pierre ne chauffe pas.



La guérison n’est pas un spectacle : c’est une alliance


Dans tout soin authentique, il y a deux présences :

celle de celui qui guide…

et celle de celui qui accepte vraiment d’être traversé, remué, retourné, ouvert.


Un guérisseur peut montrer le chemin,

ouvrir les portes,

faire descendre des forces,

réactiver des lignes de lumière…

mais il ne peut pas marcher à la place d’un être.


La guérison n’est jamais déversée sur quelqu’un.

Elle s’ouvre en quelqu’un.


Et pour cela, il faut une chose simple et immense :

que l’âme dise oui.

Un vrai oui.

Un oui qui prend part.

Un oui qui se lève intérieurement.

Un oui qui travaille.



Quand le patient reste passif, il n’y a pas de soin : il y a seulement une tentative


Je le vois, je le sens, je le traverse dans certaines séances :

des personnes attendent que tout se fasse « par magie »,

comme si le thérapeute était un sorcier et eux, un récipient vide.


Mais un récipient vide… qui reste fermé…

ne reçoit rien.


Et c’est là que le processus se bloque :

je peux activer, purifier, transmuter, ouvrir…

mais si en face, le cœur ne s’ouvre pas,

si la conscience n’accompagne pas,

si la personne veut recevoir sans s’engager,

alors la lumière rebondit.


Elle ne s’enracine pas.

Elle ne prend pas.

Elle ne peut pas écrire d’histoire.



Un soin est une écriture à deux mains


Je le dis souvent, mais je le répète aujourd’hui avec encore plus de clarté :


Un soin n’est pas un don que l’on fait.

C’est un texte que l’on écrit ensemble.


Je peux tenir la plume de la lumière.

Mais la personne doit offrir le papier de son âme.

Sans cela, les mots glissent et disparaissent.


Et quand un patient ne s’engage pas,

ne s’ouvre pas,

ne respire pas dans la transformation,

alors ce n’est pas seulement le soin qui ne s’écrit pas :

c’est son propre chemin qui se fige.



La vérité spirituelle est simple : personne ne sauve personne


Nous pouvons aider,

accompagner,

soutenir,

éclairer,

ouvrir des chemins…

mais nous ne sommes pas des remplaçants.


Nous ne sommes pas là pour faire à la place.

La lumière ne se dépose pas dans un être qui refuse de se lever.

Elle ne contraint pas.

Elle ne force pas.

Elle attend.


Et parfois, elle attend longtemps.



Sans toi, rien n’est possible


Voici la vérité que je porte aujourd’hui avec fermeté, amour et lucidité :


Sans toi, il n’y a pas de guérison.

Sans toi, il n’y a pas d’ouverture.

Sans toi, il n’y a pas de soin.


Je peux être le feu.

Mais toi, tu dois être l’oxygène.


Sinon, la flamme reste belle… mais elle n’éclaire rien en toi.



Je réalise de plus en plus clairement que la passivité de certains patients n’est pas une absence de bonne volonté, mais une incompréhension fondamentale du processus de guérison.

Ils pensent venir recevoir.

Alors qu’ils viennent pour participer.


Et moi, dans ces moments-là, je sens la lumière prête, je sens l’aide disponible, mais je sens aussi un mur invisible :

celui du « fais pour moi ».


Or je ne suis pas un substitut.

Je suis un guide, un relais, un passage.

La personne doit marcher avec moi, pas derrière moi ni à ma place.


C’est pour cela que je prends position aujourd’hui :

pour rappeler que la guérison est une alliance sacrée.

Un pacte.

Une co-création.

Un engagement réciproque.


Sans cet engagement, je ne peux pas faire plus que tendre la main.

Et la main tendue n’a de sens… que si une autre vient la rencontrer.



☀️ Grégory Wagner

Médium-Lumière · Activateur et Restaurateur du Divin

📍 En cabinet ou à distance


 
 
 

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©2020 par Grégory Wagner.

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