top of page

Le Royaume de Dieu

  • Photo du rédacteur: laissezvivresoname
    laissezvivresoname
  • 10 déc. 2025
  • 5 min de lecture

Il existe un instant où quelque chose en toi cesse de se laisser entraîner par les vents du monde.

Un instant où ton souffle change, où ton regard devient plus profond, où ton âme se dresse comme si elle reconnaissait enfin son propre nom.

Cet instant, minuscule ou monumental, visible ou secret, c’est celui où tu décides d’entrer dans le Royaume de Dieu.


Et beaucoup pensent que ce choix naît de l’épuisement, de la souffrance, de la peur ou du besoin de réparation.

Mais ce n’est pas vrai.

L’entrée dans le Royaume ne vient jamais d’une faiblesse.

Elle vient d’un souvenir.


Car Dieu ne nous a jamais abandonnés.

Jamais.

Pas une seule fois, pas un seul souffle, pas une seule nuit.

Nous venons d’un Rivage éternel, d’une Source lumineuse, d’un Royaume où tout est unité. Nous n’en sommes jamais réellement séparés : nous en avons simplement perdu la mémoire.


Dieu ne nous a pas créés blessés.

Il n’a jamais mis en nous la moindre fracture.

Il a placé dans nos êtres des essences imparfaites, c’est-à-dire vivantes, en mouvement, ouvertes à la croissance, capables de se déployer infiniment.

Nous n’avons jamais été des enfants brisés :

nous avons seulement oublié que nous étions divins.


Et lorsque l’être oublie sa divinité, il invente une autre façon de se percevoir :

l’enfant blessé.

Un être qui croit que ses blessures sont son identité,

alors qu’elles ne sont qu’un voile.


Tant que nous vivons dans ce voile, Dieu ne peut pas nous accueillir dans le Royaume.

Non pas par rejet.

Mais parce que Dieu n’accueille pas ce qui n’est pas nous.

Il n’accueille pas nos illusions, nos masques, nos serpentins de douleur.

Il ne peut accueillir que la vérité de notre être.



Comprendre le Serpent : La première distorsion


Pour comprendre pourquoi l’humanité a oublié sa nature divine, il faut revenir au symbole originel :

le Serpent dans le Jardin.


Beaucoup imaginent un animal rusé, un démon extérieur, une force hostile qui aurait attaqué Adam et Ève de l’extérieur.

Mais ce n’est pas ainsi que les choses se sont réellement produites.


Le Serpent n’est pas une créature.

Le Serpent est une vibration.

La première pensée étrangère au Divin.

La première distorsion.

La première voix qui ne vient pas de Dieu mais qui peut résonner dans l’esprit humain lorsque celui-ci commence à douter de lui-même.


Le Serpent est la personnification de l’oubli.



Le Jardin : un état intérieur, non un lieu extérieur


Le Jardin d’Éden n’est pas un espace géographique qu’un intrus pourrait envahir.

Le Jardin est un état de conscience.


C’est l’état de l’être humain lorsqu’il est totalement aligné avec sa nature divine :


  • unifié,

  • ancré dans la Présence,

  • ouvert à la Source,

  • non séparé,

  • non fragmenté,

  • non blessé.


Tant que cet état est intact, aucune distorsion ne peut entrer.

Alors comment le Serpent est-il entré ?


Il est entré par la seule ouverture possible :

la première micro-faille de conscience.


Non pas une rébellion, non pas un refus de Dieu, mais un micro-doute sur soi-même.


Car tant que l’humain se sait divin, il ne peut entendre aucune voix autre que celle de la lumière.

Mais le jour où l’humain a posé sur lui-même un regard légèrement extérieur, légèrement curieux, légèrement séparé, une brèche est apparue.


Cette brèche, ce fut l’entrée du Serpent.


Il n’a pas brisé les portes :

il a glissé dans un espace intérieur qui n’était plus totalement habité.


Quand Adam et Ève ont cessé, ne serait-ce qu’une seconde, de vivre depuis leur essence divine, une vibration étrangère a pu s’introduire.


Le Serpent n’a fait qu’une chose :

il a occupé l’espace laissé libre par l’homme.



Comment le Serpent a contaminé Adam et Ève


Le Serpent ne contamine jamais par force.

Il ne possède pas.

Il ne viole pas.

Il ne s’impose pas.


Il agit par compatibilité vibratoire.


La contamination suit toujours le même processus :


  1. Une voix apparaît.

  2. L’humain ne reconnaît pas qu’elle ne vient pas de sa Source.

  3. Il commence à écouter.

  4. Il pense que cette voix lui apporte quelque chose qu’il n’a pas.

  5. L’extérieur remplace l’intérieur.

  6. L’identité divine s’obscurcit.

  7. La blessure apparaît.

  8. Le Royaume devient invisible.



Ce processus ne s’est pas produit qu’une fois au commencement.

Il se produit encore chaque fois qu’un être humain cesse de se voir à travers Dieu et commence à se voir à travers son manque.


Voilà comment l’humanité est devenue un ensemble d’enfants blessés :

non pas parce que Dieu les a créés ainsi,

mais parce qu’ils ont adopté une identité qui ne venait pas de lui.



Pourquoi Dieu n’a pas empêché le Serpent d’entrer


Dieu aurait pu fermer la brèche.

Il aurait pu verrouiller la Conscience humaine.

Il aurait pu empêcher toute distorsion.


Mais cela aurait supprimé la liberté.

Et sans liberté, il n’y a ni amour, ni conscience, ni choix, ni humanité.


Empêcher le Serpent, c’aurait été empêcher l’homme de se révéler.

Car un être qui ne peut pas se détourner n’a pas le pouvoir de revenir.

Un être qui ne peut pas oublier n’a pas la grandeur de se souvenir.

Un être qui ne peut pas se perdre ne peut pas se retrouver.


Le Serpent n’est pas une punition.

C’est la possibilité de choisir sa lumière.


Dieu ne nous a jamais abandonnés.

Il a seulement laissé l’espace pour que nous puissions un jour nous reprendre en main, et dire :

« Maintenant, je reviens. Maintenant, je me reconnais. Maintenant, j’entre dans le Royaume. »



Dieu ne peut pas accueillir ce qui n’est pas nous


Tant que nous vivons dans la peau de l’enfant blessé, nous ne sommes pas nous-mêmes.

Tant que nous portons les voix du Serpent — la honte, la peur, le doute, la culpabilité — nous ne sommes pas reconnaissables par le Royaume.


Non pas parce que Dieu nous rejette.

Mais parce que Dieu ne peut accueillir que ce qu’Il a créé.


Il n’a pas créé l’enfant blessé.

Il n’a pas créé la distorsion.

Il n’a pas créé le masque.

Il n’a pas créé le Serpent en nous.


Il a créé l’être divin.


Et tant que nous n’avons pas retiré ce qui recouvre notre divinité,

tant que nous arrivons à Lui habillés de notre poison,

Il ne peut pas nous accueillir…

…comme Il n’a jamais accueilli le Serpent dans le Jardin.



Entrer dans le Royaume de Dieu : redevenir ce que nous sommes


Entrer dans le Royaume n’est pas voyager.

Ce n’est pas mériter.

Ce n’est pas supplier.

Ce n’est pas être sauvé.


Entrer dans le Royaume,

c’est se souvenir.


C’est retirer le Serpent de sa conscience,

retirer l’enfant blessé de son identité,

retirer l’oubli de sa lumière.


C’est cesser de mendier la guérison

et reconnaître que ce qui a été blessé n’était pas notre essence.


C’est dire :

« Ce que je croyais être, je ne le suis plus.

Ce que je suis depuis toujours, je le redeviens. »


Alors :


  • la porte apparaît,

  • le Royaume scintille,

  • le Rivage se rapproche,

  • et Dieu t’accueille non comme quelqu’un qui revient après un long exil, mais comme quelqu’un qui se reconnaît enfin.


Dieu ne nous a jamais abandonnés.

Il attendait seulement que nous arrêtions de nous abandonner nous-mêmes.


Et si tu ne peux pas encore entrer dans le Royaume,

ce n’est pas parce que la porte t’est fermée :

c’est parce que tu portes encore en toi ce qui n’y a pas sa place.


Le Royaume ne demande pas ta perfection,

il demande seulement que tu déposes le serpent.


Car tant que le serpent parle en toi,

tu ne peux pas entendre l’appel de Dieu.

Mais le jour où tu choisiras de t’en libérer,

même sans encore savoir qui tu es,

même sans te reconnaître entièrement,


alors une première lumière se lèvera.

Et cette lumière sera le début du retour.



☀️ Grégory Wagner

Médium-Lumière · Activateur et Restaurateur du Divin

📍 En cabinet ou à distance



 
 
 

Commentaires


©2020 par Grégory Wagner.

bottom of page